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C'est quand qu'on va où ? L'avis de Bernard Hayez

Divers 25-02-2021


 

Speed Action poursuit ce jeudi son passage en revue de personnalités du sport automobile afin de ‘prendre la température’ et envisager l’avenir de notre sport favori au sortir de la crise sanitaire que nous connaissons – et subissons de plein fouet – depuis un an déjà. Place aujourd’hui au Président de l’Association Sportive Automobile Francophone (ASAF), Bernard Hayez, qui entend démontrer que, contrairement à ce que certains laissent entendre ou sous-entendre, notamment sur les réseaux sociaux, le travail réalisé dans l’ombre est conséquent…

 

"Je me garderai bien de porter le moindre jugement ni de faire le moindre reproche à qui que ce soit sur la façon dont cette crise est gérée et sur les choix opérés par ceux qui nous gouvernent, ni envers ceux qui les conseillent, entame Bernard Hayez. Je ne me sens pas qualifié pour émettre une opinion de valeur dans ce domaine et laisserai à César, etc. En ce qui concerne le sport automobile, en général, et à l'ASAF, en particulier, je peux dire que si notre gestion de la crise n'a pas été tapageuse, nos structures ne sont pas restées inactives, au contraire. Cette période représente l'une des plus dévoreuses de temps et d'énergie que nous ayons connue. Ce qui est mis en place un jour, et qui a nécessité des heures de travail, est annihilé le lendemain, au vu de l'évolution de la pandémie. Il va de soi que nous sommes en rapport quasi permanent avec le Ministère des Sports de la Fédération Wallonie Bruxelles et que nous suivons scrupuleusement ses directives."

 

Menacé, le sport auto ? Oui !

 

Comme les autres personnes mises en exergue dans cette rubrique, Bernard Hayez confirme qu’il est urgent de se rassembler au chevet du sport auto en ces temps anxiogènes. "J'ai lu attentivement la réaction de Jacques Ravet et, bien évidemment, je partage son analyse. Cette convergence n'a rien d'étonnant, car Jacques fait partie de notre cellule ‘Covid 19’ et assiste à la plupart des réunions de l'ASAF. Je pense, moi aussi, que la pérennité du sport automobile, comme celle de beaucoup d'autres choses, est menacée et que nous devrons nous battre tous ensemble pour la lui conserver. La question se pose, dès lors, de savoir quelle est la meilleure approche du problème pour atteindre nos objectifs, tout en nous rendant compte que la situation qui était la nôtre avant 2020, ne sera pas retrouvée avant … ‘un certain temps’. Ce n'est pas de la langue de bois, mais la seule réalité des choses ; être plus précis ne serait, me semble-t-il, pas très honnête. On peut simplement dire que les prémices d'une normalisation progressive semblent se dessiner."

 

Résultat : il importe d’agir sans tarder… "Nous allons nous battre, parfois silencieusement, pour recréer, dès que possible, un sport automobile, peut-être différent à certains égards, mais qui pourra quand même procurer à ses adeptes, le plaisir qu'ils ressentent à le pratiquer, reprend Bernard Hayez. Sans doute cela passera-t-il, en première mouture, par des épreuves à ‘huis clos’ ou à public très limité mais, à notre niveau où les droits d'engagement constituent le poste essentiel du budget des organisateurs, la mise sur pied d'une organisation de ce genre peut, probablement, être envisagée."

 

Une majoration de 20% pour la bonne cause

 

Des organisateurs que l’ASAF a décidé de soutenir en votant une majorité de 20% de la quasi majorité des droits d’engagement en 2021… "C'est vrai qu'il s'agit là d'une majoration importante pour nos compétiteurs, mais qui nous a paru nécessaire pour permettre à nos organisateurs de survivre financièrement à l'organisation d'une éventuelle épreuve dont les ressources sont amoindries et les frais majorés. Sans doute faudra-t-il que les organisateurs proposent aux autorités locales de coopérer avec elles au respect du ‘huis clos’ ou des limitations de public ? Nos courageuses et dévouées équipes de sécurité pourraient peut-être ajouter la mission de ‘donneurs d'alerte’ à celle du maintien de la sécurité le long du tracé des spéciales, en déplaçant un de leurs membres vers le lieu d'accès du poste, à charge pour lui de refouler le public et de prévenir les forces de l'ordre en cas de non-obédience ? Nous allons en parler."

 

Autre mesure qui fait pas mal causer : l’impossibilité, pour un organisateur qui ne peut concrétiser son événement à la date initialement fixée, de le reporter. En un mot comme en cent, seule l’annulation est possible. "En ce qui concerne l'interdiction de report d'une épreuve annulée ou l'inscription d'une nouvelle épreuve au calendrier 2021 de l'ASAF, elle a été acceptée par le Conseil d'Administration à la suite de discussions menées dans le milieu du sport communautaire francophone. Le motif invoqué était la surcharge, dès à présent, du calendrier en seconde partie de l'année et la crainte de voir les autorités et les riverains saturés par des épreuves de sport auto, à répétition proche. Même si je pense que cette décision n'est pas la plus évidente jamais prise par l'ASAF, je me dois, selon le principe démocratique, d'y adhérer. Peut-être le CA y reviendra-t-il lors de sa prochaine réunion (ce jeudi 25 février. NDLR) quand il s'agira d'approuver le PV où elle est mentionnée ? Les décisions prises par le CA ne deviennent, en effet, officielles qu'après la parution des Prescriptions Sportives ou l'édition d'une ASAF Newsletter spécifique. Cela n'a, jusqu'à présent, pas encore été le cas."

 

Pas le moment de ruer dans les brancards

 

Dans les rangs de l’ASAF, on est également sensible à la manière dont les organisateurs doivent coopérer avec les autorités au moment d’envisager un quelconque événement de sport mécanique. Autant le reconnaitre, mieux vaut ne pas ruer dans les brancards en cette période très délicate… "Pour ce qui est de la stratégie à adopter vis-à-vis des autorités communales, provinciales, régionales/communautaires ou fédérales pour obtenir les autorisations ou dérogations nécessaires pour mettre une manifestation sur pied, je suis d'avis qu'il ne faut absolument pas les harceler, ni faire le forcing pour les obtenir, afin d'organiser à tout prix. Il me semble évident qu'il ne faut, en aucune manière, leur reprocher ce que certains appellent leur ‘frilosité’ alors qu'eux considèrent leur attitude comme un devoir, en vue de protéger la population. Ceci n'aurait pour seul effet que de les indisposer (davantage encore) envers le sport automobile et d'hypothéquer nos chances de continuer à obtenir leurs autorisations, à l'avenir."

 

Une attitude qui aurait aussi pour effet d’encore noircir l’image du sport auto auprès du grand public. "L'opinion publique dans sa majorité, à qui l'on a appris à diaboliser l'automobile et particulièrement son utilisation sportive, y trouverait un motif supplémentaire pour justifier son ressentiment. Ce ressentiment serait bien plus virulent, encore, si le public y était autorisé sans restriction. La population ne comprendrait pas, en effet, que sous le prétexte de considérations sanitaires, l'on puisse instaurer un tel clivage entre les différentes catégories de spectacles et le justifier autrement que par des motivations financières."

 

Au cours des prochains jours, des prochaines semaines, Bernard Hayez et l’ensemble de l’ASAF vont donc poursuivre leur travail de fond. "Nous allons nous attacher à rechercher un consensus avec les autorités, permettant à nos adeptes de pratiquer leur sport dans des épreuves autorisées par elles et nous allons faire le maximum pour rendre à notre sport, qui le mérite, une image sympathique au sein de la population. Ces deux éléments sont intimement liés. Ce n'est qu'armés de l'un et de l'autre, que nous pourrons poursuivre durablement nos activités. Dès lors, ménageons les uns et les autres ! Allez, … Courage et un peu de patience, encore."

 

Comme souvent, c’est une certaine sagesse qui percole du discours de Bernard Hayez. Puisse un consensus être trouvé rapidement, afin que les fans de sport auto aient de nouveau la possibilité de vivre leur passion… à fond ! (Vincent Franssen)



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