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Pour Freddy Tacheny, le WRX à Francorchamps n'est toujours qu'une rumeur...

Divers 09/10/2018


 

On n'a pas tous les jours l'opportunité de rencontrer Freddy Tacheny, alors, quand c'est le cas, autant discuter à bâtons rompus. De Nigel Bailly (voir par ailleurs), du Superbiker de Mettet qui va battre son plein dans dix jours, mais aussi de Rallycross... Comme le responsable de Zelos l'a lu (sur ce site) il y a quelques petites semaines, le Championnat du Monde ne fera plus étape dans l'entre-Sambre-et-Meuse en 2019, mais plutôt du côté de Francorchamps. "Je tiens d'emblée à préciser que pour moi, cela relève toujours de la rumeur, explique Freddy Tacheny. Tant qu'un calendrier WRX 2019 incluant Francorchamps ne sera pas publié, je voudrai croire que cela n'est pas vrai. Pourquoi ? Je n'ai eu aucun contact avec le Circuit de Spa-Francorchamps à ce sujet. Je n'ai même jamais rencontré sa responsable. Or, dans ce genre d'affaire, quand une société négocie afin de récupérer le contrat d'une autre société, il est de bon ton que les responsables des deux boîtes s'appellent et se parlent. Cela n'a pas été le cas, donc pour l'heure, cela reste à mes yeux une rumeur..."

 

Une chose est néanmoins sûre : le WRX ne passera plus par Mettet en 2019. "Nous avions pourtant encore un contrat pour 2019, mais avec le promoteur IMG, nous avons passé un 'gentlemen agreement' pour y mettre fin. Un an plus tôt que prévu, poursuit celui qui a longtemps été le boss de RTL en Belgique. Pourquoi rompre ce contrat ? Un jour, lors d'un Superbiker, les responsables d'IMG sont venus nous trouver en nous disant que Mettet constituait le circuit parfait pour organiser une manche du nouveau Championnat du Monde de Rallycross ! Nous avons sauté dans le train, toujours prêts à relever de nouveaux défis, en investissant ce qu'il fallait pour que l'événement soit réussi. Nous avons même dérogé à nos habitudes en donnant la priorité à la captation télévisée plutôt qu'à notre public, en acceptant de faire tourner les voitures dans le sens voulu par la FIA, et non par nous. Il y a deux ans, nous avons signé un nouveau contrat de trois ans, qui comprenait quelques clauses inédites et coûteuses. Et nous avons de nouveau investi, afin de répondre à toutes les exigences. Lors de l'édition 2018, au printemps dernier, nous avons abordé l'avenir avec IMG, demandant un contrat de plus longue durée, histoire de pouvoir rentabiliser l'investissement. Et là, tout est devenu plus flou. Le WRX connaît une phase de mondialisation, et comme chacun l'a remarqué, fréquente désormais en priorité les circuits F1. Nous n'étions plus le circuit parfait d'antan. Pire, le promoteur nous a dit que pour 2019, il allait nous demander de nouveaux changements, qu'on n'allait sans doute pas pouvoir tenir. C'était devenu un 'tricky game', avec un promoteur souhaitant ne pas aller au bout du contrat, et étant prêt à nous demander des choses impossibles à réaliser. Si nous investissions pour une année supplémentaire, on risquait de mettre en péril la survie du club pour les dix prochaines années. Mieux valait donc tout arrêter..."

 

Au bout du compte, et avant de faire de nouveaux commentaires lorsque le meeting de Francorchamps sera officialisé, Freddy Tacheny reste fier de ce qui a été accompli... "Je suis en effet heureux de ce qui a été réalisé en cinq ans dans notre petite province de Namur. Tous les pilotes étaient unanimes pour dire qu'ils appréciaient le circuit de Mettet. Zelos est la société qui a le plus fait pour le Rallycross en Belgique, avec Guillaume De Ridder parmi les 'Black Knights', avec la SRX Cup, avec le WRX. On a beaucoup investi dans le mondial de Rallycross, et on comptait rentabiliser le tout sur plusieurs années. Cette fin de contrat ne fait bien sûr pas du tout nos affaires financièrement, mais à quoi bon aller plus loin dans ces conditions..."

 

Issu du monde de la moto, Freddy Tacheny n'hésite d'ailleurs pas à faire un rapprochement avec feu le Championnat du Monde de Supermoto... "En Supermoto, ils ont voulu aller très vite, très fort, avec des usines, des engagements coûteux, des exigences de plus en plus indécentes, et une priorité absolue donnée à la télévision, se souvient le boss de Zelos. Résultat, tout s'est cassé la figure très rapidement, et aujourd'hui, c'est redevenu un championnat d'Europe commme avant. A méditer..."

 

Suite au prochain épisode... (Vincent Franssen)



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