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Pourquoi le GP de Monaco ne doit surtout rien changer...

Monoplace 28/05/2018


 

Comme vous l'avez sans doute compris, Speed Action TV.be était omniprésent lors du 76ème Grand Prix de Monaco, ayant eu le privilège d'alimenter le très nombreux public en infos quatre jours durant. Quoi que peuvent en dire - ou ne pas en dire - certains, cela reste un aboutissement qu'on ne pourra jamais effacer. Comme tout le monde, au terme de la course, notre attention a été attirée par les commentaires des uns et des autres au sujet du manque de spectacle durant ce Grand Prix. Fernando Alonso, Lewis Hamilton, les stars n'ont pas manqué de faire part de leur avis, souvent tranché, sur le déroulement de la course, proposant des solutions afin de rendre cette étape unique du calendrier plus passionnante. 

 

Loin de nous l'idée de critiquer ces deux immenses champions, qui savent forcément de quoi ils causent. Ce qui ne nous empêche pas... de ne pas corroborer leurs dires. Alonso et Hamilton sont en effet deux pilotes qui sont sortis frustrés de l'épreuve de ce dimanche. L'Espagnol a misérablement inauguré la liste des abandons en souffrant une nouvelle fois côté mécanique, tandis que le Britannique ne cachait pas sa mauvaise humeur, en fait sa frustration, sur le podium. 

 

Certes, ce Grand Prix de Monaco a singulièrement manqué de rebondissements. Mais peut-on réellement en vouloir à quelqu'un si les champions en lice rivalisent d'excellence sans commettre la moindre erreur ? Car en dehors du crash de Max Verstappen lors des Libres 3 - ce qui a pulvérisé son week-end -, les Daniel Ricciardo, Sebastian Vettel, Lewis Hamilton, Kimi Räikkönen et Valtteri Bottas ont été égaux à eux-mêmes, traduisez quasiment parfaits !

 

Ce qu'il convient en fait de retenir de ce Grand Prix, c'est que les écarts sont restés incroyablement serrés 78 tours durant, et qu'aux deux tiers des la distance, moins de 8 secondes séparaient le top 5. Tandis que derrière, la lutte pour les accessits était de toute beauté. Alors bien sûr, le nombre de dépassements n'a pas été très élevé (quoique Vertappen...), mais s'agit-il de la seule épreuve de l'année où c'est le cas ? Lorsque la course tourne à la procession sur des pistes nouvelles, sans âme, d'aucuns suggèrent-ils de dédommager les spectateurs ? De modifier le tracé ? De disputer deux courses en un seul week-end, histoire de faire varier le format ? 

 

Comme de nombreux internautes l'ont compris, Speed Action TV.be défend un sport auto qui fait honneur à la tradition. Monaco, c'est Monaco. S'il est question d'éventuellement gagner quelques centaines de mètres de piste sur la mer, qu'est-ce que cela pourrait changer ? On ajouterait deux ou trois courbes, dont sans doute une épingle, et quoi d'autre ? Le tout au prix de dépenses déraisonnables, même à l'échelle principautaire. Quant à l'idée de disputer deux courses, suggérée par Hamilton, cela reviendrait à faire fi d'un passé tout simplement exceptionnel. Le Grand Prix de Monaco est le Grand Prix de Monaco, tout comme le Festival de Cannes est le Festival de Cannes. En faire varier l'essence serait pour nous faire injure au passé. 

 

De notre côté, ce qu'on retiendra de Monaco, vu de l'intérieur, c'est l'enthousiasme incroyable et communicateur de Daniel Ricciardo, qui représente très exactement ce dont la F1 a grand besoin. C'est l'implication d'une Principauté, et de son Prince, tant lors du Grand Prix Historique que du Grand Prix F1, avec une éternelle volonté d'aller de l'avant (comme en témoignaient les nouveaux stands High Tech cette année). C'est Charles Leclerc, le 'Petit Prince', qui a fait l'unanimité durant le week-end, et que personne n'a critiqué après sa panne de frein ayant entraîné la perte de Brendon Hartley. C'est le sourire espiègle de Pierre Gasly engrangeant de gros points avec sa mécanique Honda. Et ce n'est pas, par contre, l'humeur des pilotes venus du froid, ni les commentaires à répétition de Romain Grosjean ou même Lewis Hamilton pendant la course. Qui ont néanmoins eu le mérite de faire sourire certains. 

 

A l'image d'Indy 500, des 24 Heures du Mans ou du Rallye de Monte-Carlo (ben tiens...), le Grand Prix de Monaco compte parmi les monuments du sport auto international. Garant d'une tradition à laquelle il convient de vouer le plus grand respect. Histoire de ne pas piétiner ce patrimoine du sport auto que d'aucuns feignent d'ignorer ou de minimiser. Il suffit en fait de se rendre sur place pour comprendre. Et approuver. CQFD. (Vincent Franssen)  



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