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RS Achêne : Schockaert se joue des Fabia, Gallet domine en D123

Rally 09/07/2019


 

Cette saison, le championnat de la Fédération Wallonie-Bruxelles des Rallyes-Sprints ne prend pas vraiment de vacances. Quatrième manche de la compétition, le traditionnel rendez-vous d’Achêne ouvrait une période estivale qui s’annonce chargée avec quatre épreuves organisées d’ici la fin du mois d’août. Depuis qu’elle a remaniée son parcours pour délaisser progressivement le zoning, l’écurie Bayard semble avoir donné un nouveau souffle à la joute cinacienne qui accueillait 110 participants.

 

Parmi ceux-ci, on s’attendait à voir les Skoda Fabia dominer la Division 4 réservée aux véhicules de haute cylindrée et/ou équipés de pneus de compétition avec Bastien Rouard d’un côté et Thibaud Mazuin de l’autre. Retrouvant pour l’occasion la version WRC de la Fabia, avec laquelle il s’était notamment imposé au Rallye-Sprint du Trèfle l’an dernier, le premier partait avec la cote de favori, tandis que pour le second, il était surtout question de reprendre en main la version R5 habituellement dévolue à Adrian Fernémont au niveau national. L’un comme l’autre allaient hélas jouer de malchance en subissant les affres d’une crevaison. Lors du premier passage pour le pilote de la R5, au cours du deuxième pour celui de la WRC, qui s’était pourtant déjà ménagé une avance de près d’une demi-minute sur la concurrence, rien que lors du chrono d’ouverture. Perdant chacun 2’ dans l’aventure, les malchanceux se voyaient contraints à se lancer dans une course poursuite qui les ramenaient aux 2ème et 3ème rangs finaux.

 

Victime de la même punition, alors qu’il retrouvait enfin sa Toyota Corolla WRC, Philippe Dewulf n’en profitait donc pas, au contraire de Patrick Schockaert. Habitué de nos épreuves régionales qu’il dispute depuis quelques années sur une Subaru Impreza STi N12 ex-BMA, le Néerlandophone n’en demandait pas tant et décrochait ainsi une victoire à laquelle il n’aurait pas cru au départ. Si Ercole Pagnotta échouait au pied du podium, au volant d’une autre Subaru Impreza STi N12, on retenait surtout le beau top 5 de Patrick Thiry, lauréat de la Classe 13 sur sa Peugeot 306 GTi. Il devançait au classement général Jérôme Septon qui décrochait quant à lui les lauriers dans la Classe 12 au volant de sa Ford Fiesta R200 au nez et à la barbe d’Emile Vandermalière (Peugeot 208 R2).     

 

En D1-2-3, où les pneus de tourisme sont obligatoires, l’ancien champion communautaire de la discipline, Vincent Gallet (Peugeot 306 GTi), démontrait que le manque de compétition n’affecte pas son coup de volant. Pour ce qui ne constituait que son deuxième rendez-vous de l’année, il dominait la course de la tête et des épaules, s’octroyant ainsi une nouvelle victoire cette saison, après celle déjà acquise au Rallye Salamandre en avril dernier. Auteur d’un excellent départ, à 3" seulement du futur vainqueur, Jérémy Delchambre devait ensuite déchanter. Retardé, comme beaucoup, par une crevaison, le pilote de la Peugeot 205 GTi buvait le calice jusqu’à lie puisque de nouveaux soucis l’affectaient au cours du dernier passage, le rejetant aux tréfonds du classement général. De malchance, il en était aussi question pour Bertrand Baudoin, en lutte à la seconde avec Olivier Docquier pour le premier accessit, et trahi en fin de course par sa Peugeot 206 RC (cardan cassé). Tout profit pour le pilote de la Ford Escort RS2000 qui prenait donc la place de dauphin devant un épatant Cédric Maroit, qui complétait le podium tout en raflant la mise en Classe 9 avec son habituelle Peugeot 106 GTi. Derrière ce trio de tête, Christophe Thonon (BMW 325i coupé E36) engrangeait une deuxième victoire consécutive en Classe 11. Il devançait Philippe Brion, lui-même lauréat dans la 8 sur sa diabolique VW Polo. Si Michaël Nuée (Peugeot 306 GTi) assurait la jonction au 6ème rang, on s’amusait du tir groupé des frères Compère. Laurent, 7ème avec sa BMW 130i, devançant la version E30 de Vincent de quelques secondes. Derrière ces pourvoyeurs de grands travers, Fabrice Marcolongo enlevait la Classe 5 sur sa Peugeot 106 GTi devançant la version 306 de Sébastien Hiernaux qui fermait la marche du top 10.

 

Dans les autres catégories, Stéphane Sorée (15ème) profitait des déboires injustes de l’autre Renault Clio RS de Benjamin Dubasin, contraint à l’abandon dans les derniers kilomètres alors qu’il avait course gagnée en Classe 6. 18ème au classement général, Wim Dekens démontrait qu’il est décidément taillé dans du bon bois, engrangeant ainsi sa 3ème victoire consécutive en Classe 2 sur sa Peugeot 306 GTi proche de l’origine. Enfin, Vincent Bourguet (Renault Clio) l’emportait en solitaire dans la 4.           

Du côté des anciennes, Emile Tollet semble avoir le vent en poupe, puisqu’après celle acquise à Haillot, il ajoutait une nouvelle victoire à son tableau de chasse. La Ford Escort MK2 du vainqueur devançant l’Opel Ascona i240 de Benjamin Defesche, en lutte à la seconde, la journée durant, face à Sébastien Commençais (Ford Escort MK2) qui complétait donc le podium. Dans le classement réservé aux véhicules ne répondant plus à la fiche d’homologation d’époque (PH-S/R), Mathieu Louis se crachait dans les mains pour imposer sa BMW E30 face à l’Opel Ascona B du Néerlandophone Jens Neskens, tandis que Benoit Gillot plaçait sa Ford Escort MK2 au 3ème rang final.

 

La prochaine manche du championnat se déroulera comme de coutume le jour de la fête nationale, soit le 21 juillet, pour le Rallye-Sprint de Solre-Saint-Géry. (Vincent Franssen & Com / Photos Michaël Mathieu)



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