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RS Haillot : la bonne habitude de Jourdan Serderidis

Rally 30/05/2017


 

Pour sa 3ème manche, le championnat de la Fédération Wallonie-Bruxelles des Rallyes-Sprint retrouvait la province de Namur avec la traditionnelle épreuve de Haillot, l’une des plus anciennes du calendrier, disputée comme de coutume le jeudi de l’Ascension. Avec le nombre maximum des 120 concurrents admis au départ, largement atteint, c’est à guichets fermés que se disputait cette épreuve chère à l’écurie Bayard. Si la quantité était au rendez-vous, la qualité l’était également, avec plusieurs pilotes ayant récemment démontré tout leur talent au niveau supérieur.  

 

C’était particulièrement le cas au sein de la Division 4 (réservée aux véhicules de haute cylindrée et/ou équipés de pneus de compétition) qui allait consacrer celui à qui la victoire ici tenait peut-être le plus à cœur. En effet, à chaque édition, Jourdan Serderidis n’oublie pas que c’est ici-même qu’il avait débuté en compétition : "Depuis, j’essaie d’être présent chaque année. Au départ, je ne me voyais pas devancer Adrian Fernemont mais, pourtant, dès le début nous avons été devant au point de pouvoir assurer un peu au dernier passage. Cette seconde victoire ici, après celle acquise en 2015 déjà avec Olivier Beck à ma droite, me comble de joie, d’autant que c’était ma dernière course avec cette DS 3 WRC version 2014 que je troquerais prochainement contre une version 2015", expliquait le Belgo-Grec.

 

Deuxième, Adrian Fernémont découvrait le pilotage de la Skoda Fabia R5 SAN Mazuin. Une voiture au comportement différent de la Ford Fiesta R5 qu’il utilise ces derniers temps en championnat de Belgique des rallyes. Après un logique temps d’adaptation, ponctué d’un tout droit au matin, le pilote namurois se rassurait en approchant de 2 dixièmes le meilleur temps de la journée. Alors qu’elle lui semblait promise, Laurent Léonard laissait s’échapper la 3ème place au cours du dernier passage, ralenti par des ratés moteurs, au profit d’un Jean-Philippe Radoux littéralement déchainé. Une Mitsubishi Lancer Evo9 en chassant donc une autre du podium final. Sur une version Evo10 Gr.N, Xavier Bouche venait clôturer le top 5. Présent pour l’occasion sur une DS 3 R5, Etienne Monfort aurait pu lui contester cette position, sans un "tout-droit" occasionné par l’ouverture de son capot en pleine spéciale ! Derrière ces intouchables, et avec un matériel nettement plus modeste, Frédéric Lentz (Peugeot 106 GTi) terminait premier 'traction avant' tout en remportant la Classe 12, précédant au classement général le lauréat de la Classe 15, Stéphane Devillez (Subaru Impreza GT). La Classe 13 tombait, quant à elle, dans les escarcelles d’Yves Jamar et de sa Peugeot 309 GTi.

 

En D1-2-3, où les pneus de tourisme sont obligatoires, Valentin Burlet surprenait beaucoup de monde en prenant le meilleur départ, après neuf mois d’absence en rallye. Une petite excursion champêtre, conjuguée à la remontée en puissance de Vincent Gallet, voyait finalement la Renault Clio RS céder le pas pour la victoire face à l’impressionnante Peugeot 306 Maxi. "Je n’avais plus roulé avec la Maxi depuis 7 mois et ce n’était que ma seconde course à son volant. Il a fallu le temps que j’en retrouve le mode d’emploi. Je suis content de rééditer ma victoire de l’an dernier", relatait le citoyen de Macon. Un peu déçu mais certainement pas déméritant, Valentin Burlet promettait une revanche lors du prochain RS de Achene. Comme en D4, la dernière marche du podium se jouait au cours du dernier passage lorsque Sébastien Soyeurt (Renault Clio RS) parvenait à déborder Mickaël Jassogne (VW Golf II GTi 16v) pour 2" seulement. Une autre Golf II le suivait directement au classement puisque Geoffray Vecoven s’offrait le scalp de Philippe Castremanne en fin de parcours. Le pilote de la Suzuki Swift GTi pouvait se consoler avec une autoritaire victoire de catégorie, suivi comme son ombre par Olivier Docquier, lui aussi lauréat dans sa classe au volant de sa Citroën C2-R2. Derrière eux, Serge Minet (Renault Clio RS) regrettait une petite sortie de route sans laquelle il rivalisait avec Soyeurt et Jassogne.

 

Dans les autres catégories, on retrouvait aux portes du top 15, le vainqueur de la Classe 11, Christophe Thonon (BMW 325i E36 Coupé), de retour après 3 années de disette et qui s’imposait face à Jean-Louis Delogne (Peugeot 207) pour 84 centièmes ! La Classe 5 faisait l’objet d’une lutte de tous les instants entre Maxime De Fina (Honda Civic VTi), Jean-Julien Gaudin (Peugeot 106) et Raphaël Dardenne (Citroën Saxo 16v). Si le premier devait finalement se retirer (embrayage), les deux autres n’étaient séparés que de 13" à l’avantage du pilote de la Citroën Saxo. Même son de cloche dans la Classe 6, où Patrick Legait (Peugeot 306 GTi) s’imposait pour 4 centièmes face à Fabrice Delogne (Honda Integra Type-R) alors que les VW Golf II d’Olivier Delbruyère et Bernard Baudoux suivaient respectivement à 9 et 12 secondes ! Olivier Denis (BMW 323i-classe 7), Michaël Masson (BMW 320i-Classe 3) et Aimé Henin (Renault Clio-Classe 1) se voulaient plus tranquilles puisqu’ils s’imposaient en solitaires dans leur catégorie. Enfin, Jean-Michel Lacaille (Peugeot 205 Rallye) et Jean-Claude Daniels (Renault Clio 3RS) venaient à bout de l’opposition en Classe 4 et 2.

 

En Prov'Historic, Émile Tollet ne faisait pas dans le détail en survolant le classement 'Classic'. Sa Ford Escort MKII devançant, dans l’ordre, celles de Michaël Renson, Emmanuel Henry et Jean-Claude Simon. Seul représentant dans le classement "S/R", Benoit Dimidschstein devait ranger sa Porsche 944 lors du dernier passage, victime d’un bris de cardan. (Vincent Franssen & Com / Photos Quentin Carpentier & Timothy David)



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