La deuxième édition des Boucles Condruziennes, organisée par l’Ecurie Chawresse, a été une belle réussite, avec finalement 111 équipages au départ. Sur un peu moins de 130 kilomètres chronométrés, les concurrents passaient par Ouffet-Pair (dont 14% de terre dans la carrière), Ocquier-Bois avant la show de Terwagne-Seny et la dernière spéciale de Warzée-Lizin. L’épreuve a débuté dans des conditions pluvieuses et grasses en matinée avant de s’assécher en cours de journée.
Au volant de sa nouvelle Toyota GR Yaris Rally2, Bjorn Syx avait tout à découvrir du côté d’Ouffet. Et il l’a très bien fait après un joli duel avec Emile Breittmayer et sa Citroën C3 Rally2 puisque les deux pilotes se sont échangés les meilleurs temps. Finalement, c’est avec 21 secondes d’avance que Bjorn et son copilote Ari Vanrobaeys s’imposaient dans une Division 4 regroupant les véhicules les plus performants (quatre roues motrices et pneus de compétition autorisés). Sur le podium, on retrouvait encore l'autre C3 Rally2 de Jimmy D’Hondt qui égalait sa performance de Hannut.
Derrière ces montures de nouvelle génération, on aurait pu assister à une belle bagarre entre Matthias Boon (Subaru Impreza WRX STi) et Xavier Bouche (Mitsubishi Lancer Evo10). Malheureusement, un souci de différentiel et une roue arrachée mettaient respectivement fin à leur journée. Ce sont donc les meilleures deux roues motrices qui complétaient le top 5, à savoir les Porsche 991 GT3. Et surprise, c’est celle du local Emmanuel Gonay qui précédait celle du plus expérimenté Valentin Brahy, retardé dans deux spéciales.
Présent avant tout en R5/Rally2 pour se faire plaisir, Patrick Bourgeois finissait sixième avec sa Skoda Fabia. Quant aux tractions, elles suivaient avec Patrick Thiry et sa fameuse Peugeot 306 qui remportaient la classe 13 et devançaient la Peugeot 208 Rally4 de Corentin Fiasse. Sur une monture similaire, mention à Xavier Portier qui débutait au volant, après une grosse expérience à droite, et qui démarrait fort en se classant 9ème de la première spéciale avant de finir 11ème. Mieux encore en début de rallye pour Johan Van den Dries qui était tout simplement le plus rapide en traction avant de clôturer par un joli top 10 avec sa Peugeot 208 VR2 avec laquelle il remportait également sa classe.
Delrez, évidemment...
On attendait les Renault Clio en Divisions 1-2-3, où les pneus de tourisme sont obligatoires, et elles ont répondu plus que jamais à l'attente. Si Thomas Delrez prenait le meilleur sur Ludovic Sougnez dans les deux premières, c’est ensuite ce dernier qui prenait la tête jusqu’à la mi-rallye quand sa monture rencontrait des soucis moteur qui le contraignaient à en rester là. Delrez et sa copilote Mélissa Poncin n’étaient alors plus menacés pour signer une nouvelle victoire devant l’autre Clio, de classe 2-6 celle là, de Raphaël Beaufort.
Mais avant cela, les montures moins puissantes avaient idéalement démarré avec la troisième place de Kylian Lejeune (Opel Corsa) dès le début d’épreuve avant de se ranger suite à des soucis de frein. Et les faits de course étaient nombreux puisque Lucien Ledoux (Citroën Saxo), longtemps sur le podium final, devait aussi abandonner en vue de l’arrivée au même titre que Corentin Tordeurs (Clio), cardan cassé pour chacun. De quoi permettre à Eddy Marique de prendre une inespérée troisième place finale après un début difficile. Yannick Verdin (306) devait se contenter de la quatrième place devant Tom Mahaut (Saxo) qui remportait finalement la fameuse classe 9.
Derrière le top 5, Lionel Radoux signait la victoire en classe 11 avec sa Skoda Fabia. Animée une fois de plus, la 3-8 était marquée par l’excellent début des frères Cravillon. Luck (Peugeot 106) prenant d’abord le meilleur sur son frère Hugo avant que leur mécanique respective ne mette fin à leurs espoirs de victoire. C’est donc l’inusable Louis-François Van Kessel (Peugeot 205) qui reprenait l’avantage de justesse face à Julien Jenaer (106). En classe 5, Benoit Raskin (VW Polo) menait longtemps avant de partir malheureusement à la faute et d’offrir la victoire à Matthieu Stasse (106) avec qui il était en pleine bagarre. Michaël Potar imposait une autre Clio, entièrement d’origine celle-là, en Division 1 même si c’est d’abord celle de Nicolas Beauduin qui menait avant son abandon. Enfin, si Christopher Becker (Suzuki Swift) s’imposait une nouvelle fois en 2-4, c’est après le cardan cassé par Julien Vervaeke, premier leader avec sa Saxo.
41 voitures en Histo !
Comme souvent sur les épreuves régionales, les historiques rencontraient un beau succès avec non moins de 41 montures, dont huit pour le fun en Histo Démo (hors classement). Du côté des S/R, où les anciennes ne sont plus conformes à la fiche d’homologation d’époque, on en retrouvait 21, dont l’Opel Manta B du spectaculaire Niels Schoenmakers. En tête pour 23 secondes à mi-rallye, il devait malheureusement en rester là suite à des soucis mécaniques. De quoi passer le relais à Bernard Lamy et Romin Close (Volvo 242) qui s’assuraient la victoire. Néanmoins, on retiendra la belle remontée des Wauthier, chacun auteur de trois meilleurs temps. Thibaut terminant premier dauphin avec sa BMW 323 E21 quand Benoit installait sa BMW M3 E30 sur la dernière marche du podium. Le top 5 était clôturé par Samuel Brandt (323 E21) et Denis Jacob (Ford Sierra Cosworth). Neuvième, Benjamin Thomas (Opel Corsa A) remportait la classe 21 après la sortie de Renaud Van Leendert, premier leader avec sa Toyota Corolla. Enfin, Thierry Reginster gagnait la classe 22 après le retrait de Philippe Bai (Lada VFTS).
On retrouvait encore 12 anciennes en Classic (conformes aux homologations d'époque) où la journée fut également mouvementée. Si Jean-Marc Devillers prenait la tête avec sa Ford Escort, c’était le temps de deux spéciales puisque des soucis moteur le forçaient à en rester là. Le temps de finir la boucle, Pascal Menten prenait la tête avant que sa pression d’huile le perturbe en fin de journée sur une autre Escort. Mais dès le deuxième passage, ce sont Matthieu Wuidar et Maxime Les qui s'installaient en tête pour ne plus la quitter avec, jamais deux sans trois, leur Escort (MK1 pour leur part). Bernard Léonard (BMW E30 2.3) suivait au général devant l’originale Talbot Sunbeam de Francis Thomas. Quant à Alain Collins (Citroën Visa Chrono), il menait toute la journée pour s’imposer en classe 17. (Vincent Franssen & Comm / Photo Mathieu)